Cet album est un nouvel incontournable de la bande dessinée québécoise.

Bang Bang

Chaque épisode est l'occasion de revoir les codes de la bande dessinée, de faire des références à d'autres héros, à d'autres genres ou à d'autres disciplines en nous faisant rigoler.

Le Soleil

Ce fabuleux dérapage contrôlé est l'oeuvre d'un auteur aguérie, qui prend un malin plaisir à jouer avec le médium de la bande dessinée, à en repousser constamment les limites. Le dessin, parfaitement au diapason avec le récit, est d'une joyeuse folie. Eid a un sens inné de la comédie.

Sur la table de chevet

Non seulement Jean-Paul Eid y tourne en dérision la vie de banlieue avec un art consommé - et d’innombrables références - mais au delà de cette représenation ironique, il expérimente les possibilités formelles de son médium d’une manière qui reste actuelle

Ici

On est plongé dans un véritable laboratoire dont le chercheur principal a l’allure d’un savant fou. Mais attention, une folie maîtrisée, Bigras c’est ça. Le choc des extrêmes, Le quotidien qui nous entoure, y compris le plus insignifiant, réinventé sur un mode délirant.

La voix de l'est

Le voisin d’en face vous espionne, il y a des épaves de galions espagnols au fond de la piscine, des monstres marins qui se débattent dans la cave et les garde-robes mènent directement au centre de la terre. Bienvenue à Bungalopolis, la banlieue de rêve de vos cauchemars.

Votre guide est Jérôme Bigras, dompteur de souffleuses, pilote de barbecue au gaz, éleveur de flamants roses en polyurethane. Voilà un homme qui sait parler aux meubles de jardin. Flanqué de sa fidèle tondeuse, casquette bien enfoncée et bédaine devant, il a traîné ses gougounes aux quatres coins du quartier. L’auteur, Jean Paul Eid, n’a pas inventé la bande dessinée. Il se contente simplement de la réinventer chaque fois qu’il touche le papier de son crayon. Ces aventures de grille-pain hantés et de mongols à batteries AA qui vous salopent votre salon ne font pas que divertir, elles interpellent. Chez Eid, le graphisme baigne dans la même folie surréaliste que le scénario. Des fois, les cases s’emballent, le récit perd la tête, vous devez intervenir dans l’histoire et il y a même un épisode qui se lit par transparence. Oui, vous aller devoir tenir l’album contre une lampe pour en déchiffrer le secret. Vous aurez l’air fou, mais votre cerveau n’en croira pas ses yeux. Lire les aventures de Jérôme Bigras, c’est comme piler sur un rateau. Bang, dans le front.Mesdames, messieurs, démarrez vos tondeuses, on part à l’aventure!

Pierre Fournier